Les relations

Les relations façonnent nos vies, qu’elles soient douces ou complexes. J’y plonge dans mes textes pour explorer les liens humains, leurs nuances et la profondeur des connexions qui nous unissent.

17/12/2025
L’agonie de la vie

Il la regarde et sourit  

Elle est si jolie  

Elle respire la vie  

Mais elle est si meurtrie  

Il se dit : « c’est du gâchis »  

Elle lui donne tellement envie  

Qu’il pourrait écrire de la poésie  


Autour d’elle, tout est magie  

L’approcher devient un défi  

Mais de tous, elle se méfie  

L’ignorer serait, il le sait, folie  

Mais continuer ainsi est une agonie  


Il voudrait être celui  

Pour qui elle sourit  

Il l’imagine endormie  

Tout près de lui  

Dans le même lit  


Rêver ainsi, c’est être dans le déni  

Elle ne sera jamais à lui  

La réalité, il l’embellit  

Cette illusion est une duperie  


Elle s’approche, il frémit  

Elle le frôle, il pâlit  

Pas un mot n’est sorti  

De sa bouche endormie  

Qui parfois est impolie  


Il se sent tellement démuni  

Face à cet interdit  

Il vit une terrible tragédie  

Elle vient sûrement du paradis  

Et lui n’est aucunement un messie  


C’est un voyou, un bandit  

Il se sent maudit  

Mais elle l’a conquis  

Son cœur bat au ralenti  


Assise dans un coin, elle écrit  

Parfois elle s’arrête et réfléchit  

Mystérieuse comme la Joconde de De Vinci  

Dans sa tête, Clair de lune de Debussy  


Il la fixe encore et encore, étourdi  

Un frisson l’envahit  

Non, elle ne sera jamais à lui  

Quelle sombre prophétie  


Il est, il le sait, anéanti  

Avec le destin, il négocie  

Mais le convaincre, il n’y réussit  

Autour de lui, tout s’obscurcit  


D’elle encore, il se languit  

Mais elle se lève et sort d’ici  

Il se dit que tout est fini  

Qu’elle va disparaître dans la nuit  


Que lui ne fuira pas la pluie  

Il aimerait pousser un cri  

Mais il reste là, pensif et meurtri  

De ce fantôme, depuis,  

Chaque jour il s’ennuie

04/12/2025
Saboter

Je garde tout le monde à distance

Dans le bruit comme dans le silence

Je détruis ou je pars et je fuis

Mais je ne cherche jamais les ennuis


Je suis aussi froide qu’un glaçon

Que j’aie tort ou que j’aie raison

Je joue avec la folie

Elle devient mon amie


Mais je suis loin d’être folle

Je ne perds jamais la boussole

Parfois je m’éloigne, je m’isole

Et je finis par me coucher au sol


J’attends de prendre mon envol

Mais mon cœur, je le sens, s’affole

Alors je coupe tout

Et je me mets debout


Avancer droit devant sans se retourner

Ne pas une seule seconde hésiter

Finir toujours par se blesser

Mais vouloir juste se protéger


Préférer être détestée plutôt qu’être aimée

Et aussitôt après se retourner et regretter

Mais se sentir vivante

De ressentir telle une survivante


Défaire des liens

Tout ce qui maintient

Avoir peur de demain

Et d’être attrapée par une main


Alors on rejette

Dévoile une sombre facette

Juste pour susciter

Une émotion voilée


Vouloir toujours tout contrôler

Les mots prononcés et chaque pensée

Et renvoyer cette image

Pas lisse et pas sage


Mais je suis cette parfaite petite fille

Qui parfois en marchant vacille

Alors la femme forte prend place

Elle est dure et ne se sent jamais lasse


À qui voulez-vous avoir affaire ?

La petite fille seule et perdue

Ou la femme tordue et têtue ?

Après tout, ce ne sont pas mes affaires…

01/12/2025
Une rencontre

J’aimerais rencontrer un homme

De manière totalement inattendue.

Il tomberait du ciel comme une pomme,

Je n’aurais rien dit mais je l’aurais vu.


Je sortirais de la boulangerie,

Il me tiendrait délicatement la porte.

Je lui sourirais et lui dirais « merci »,

En faisant attention à la manière dont je me comporte.


Je lui aurais simplement souri, oui,

Et son souvenir se serait dissipé dans la nuit.

Et par un après-midi, le soleil m’aurait éblouie :

Au loin, je l’aurais reconnu, lui.


Nous nous serions croisés

Un samedi matin sur le marché.

Il m’aurait dit un mot gentil,

Et peut-être même que j’aurais rougi.


Mais, me connaissant, je n’aurais pas réagi

Même si j’en avais eu très envie.

Alors il m’aurait fait rire,

Et je n’aurais pu me retenir.


Et c’est comme cela que tout aurait débuté,

Avec un rire, en plein cœur du marché.

Son regard aurait plongé dans le mien,

Et mon cœur aurait reconnu ce lien.


Alors il me tendrait sa main

Et me donnerait son nom.

Intimidée, je dévoilerais mon prénom

Et ne pourrais m’empêcher de respirer son parfum.


Mais ne pouvant m’imaginer un demain,

Je reprendrais lentement mon chemin.

Je ferais quelques mètres et il reviendrait à mes côtés

Me proposant un rendez-vous, seulement un café.


Je sourirais, intimidée et gênée.

Je chercherais une excuse pour m’échapper.

Mais il continuerait d’insister,

Alors j’accepterais juste une tasse de thé.


Il aurait essayé de me rassurer,

Me disant qu’il n’avait personne agressé,

Et moi je serais restée quelque peu réservée,

Mais je crois bien que j’aurais été touchée.


Je serais partie doucement au loin,

Et lui me regarderait m’éloigner

En me souriant de manière calme et apaisée,

Ne sachant s’il y aurait vraiment un demain.


Je ne sais pas ce qui se serait passé,

Je ne veux pas, en y pensant, me blesser.

Peut-être aurait-il essayé de me voler un baiser,

Et peut-être que, moi, je me serais laissée aller…

29/11/2025
Cet homme

Il y en a eu, des hommes qui ont compté,

Et tant d’autres qui m’ont blessée.

Il y a ceux qui m’ont aimée, que j’ai aimés,

Et ceux qui m’ont utilisée et m’ont jetée.


Mais il y a eu cet homme…

Sur lequel je n’écris jamais,

Car j’ai pour lui bien trop de respect,

Et j’ai peur que mes mots ne soient pas parfaits.


Je ne crois pas qu’il sache tout ce qu’il m’a apporté,

Tout ce que, sans compter, il m’a donné.

Il m’a offert de la force et du soutien

Quand, moi, je n’avais vraiment plus rien.


Je ne pense pas qu’il sache qu’il est dans mes pensées

Quand parfois j’ai besoin de m’évader de la réalité.

Certains ont pu penser que je l’avais aimé

De manière sentimentale, romantique et passionnée.


Personne ne sait ce que, pour moi, il est.

Même moi, je ne veux pas le rideau faire tomber.

Peut-être ce lien, je ne le comprendrai jamais,

Et je garderai un masque pour me cacher.


Tout le monde cherche toujours à me juger,

Mais lui ne l’a, je le sais, jamais fait.

Qu’a-t-il vu en moi ? Je ne le sais…

Qu’a-t-il lu en moi ? Qui le sait ?


Jamais je n’oserai le questionner :

J’aurais trop peur ce lien de le briser,

Et que mes paroles ou mes pensées

Soient, je le crains, mal interprétées.


Il a sa place dans mon jardin secret,

Lui, l’homme bienveillant et discret.

Il sait tout de moi désormais,

Car je ne lui ai jamais rien caché.


Cet homme qui m’écrit des mots

Toujours doux, délicats et beaux…

Il fait partie de ma vie, de ma réalité,

Mais aux autres, je refuse de le dévoiler.


Cet homme qui n’est jamais sorti de ma vie,

Même quand je pensais que tout était fini…

Tout comme lui, depuis toujours, j’écris.

Cet homme vit quelque part en moi, juste ici.

26/11/2025
Un monstre

Qui je suis vraiment ?

Un monstre au cœur battant !

Il y a dans ma tête

Une voix qui chante à tue-tête


Que j’aurais pu lui dire je t’aime

Que c’est normal si je ressens de la haine

Contre moi et mes nombreux silences

Que j’agis moins que je ne pense


Et pourtant je ressens

Le goût de chaque aliment

Et mon cœur qui bat si fort

Alors que le sien est mort


Je sais, je vous fais peur

Je sais, je sens la mort

C’est vrai oui, ça sent fort

C’est vrai oui, j’attire le malheur


Mais même si ma vie est chaotique

Même si mes pensées sont bordéliques

Je reste et resterai une maniaque du contrôle

Je vous rassure, je ne joue pas de rôle


Et dans ma vie des fragments poétiques

Que j’écris de manière parfois frénétique

C’est ainsi que je ressens, que je partage

Mes sentiments, même les moins sages


La solitude est ma plus vieille amie

Elle me tient toujours compagnie

Que ce soit le jour comme la nuit

Alors qu’avec les autres je fuis


Mais quand il est passé minuit

Non, je ne suis pas sujette à la folie

Mon contrôle est de plus en plus réduit

Je danse, je chante, je m’ouvre et je ris


Et quand vient le petit matin

Je ne me souviens plus de rien

Je balaie d’un revers de la main

Mon côté sombre, animal et félin


Alors je traverse ma journée

Sourire rouge impeccable et figé

La tête haute et le dos droit

Je ne fais aucun geste maladroit


Et quand je ferme les yeux je pars

Je vais bien au-delà des remparts

Là où la forêt de l’automne se donne

Ici seulement, complètement, je m’abandonne


Je suis un monstre au cœur battant

Mais êtes-vous prêts à me découvrir ?

Êtes-vous prêts à sourire et souffrir ?

Car voilà qui je suis vraiment

20/11/2025
Des Milliards

Seule et pourtant entourée

Parfois j’étouffe

Souvent je souffre

D’être un animal blessé


Nous sommes des milliards

Nous ne sommes pas seuls

Mais tout de vous me sépare

À moi qui suis souvent veule


Je ne suis pas seule

Enfin je le crois

Je porte une linceul

Et vos mots me noient


Moi qui vis sur un océan

À la place de mon cœur trop grand

J’ai besoin de faire un pause

Besoin que mon âme se repose


Y a t-il quelque part un écho

Pour chacun de mes mots ?

Ou est ce que tout a disparu

Quand la mort pour Toi est venue


Une lumière dans la nuit

Et voici que je fuis

Je dis pourtant aux autres d’oser

Mais moi je préfère disparaître en fumée


Est-ce qu’une main va me rattraper ?

Vais-je la saisir ou la repousser ?

Nous sommes des millards

Et je suis perdue en plein brouillard


Alors parfois je me laisse guider

Par une voix que j’entends murmurer

Un écho perdu dans le vent

Qui s’efface tout doucement


Je me suis sentie couler

Je ne perds pourtant pas pied

N’essaie pas de me rattraper

Je suis déjà de l’autre côté


Je ne suis pas seule sur cette terre

Nous sommes en effet des millards

Mais je n’ai besoin que d’un regard

Pour de mes peurs et mes doutes me défaire

15/11/2025
Le Trouble

Derrière le trouble, il y a

Des milliers de pourquoi.

Derrière mon trouble, il y a toi

Et toutes ces choses que je ne dirai pas.


Tout a commencé par des mots.

D’un coup, tout est devenu très beau.

Des mots qui touchent,

Des phrases qui font mouche.

Tout semblait si juste,

Moi, je bombais le buste.

Mais j’ai eu si peur…

Et si c’était un leurre ?


Car derrière le trouble, il y a

Des milliers de pourquoi.

Derrière mon trouble, il y a toi

Et toutes ces choses que je ne révélerai pas.


Et puis il y a eu ta voix.

J’ai commencé à avoir faim de toi.

Je buvais tes rires,

Je taisais mes soupirs.

Tu faisais vibrer en moi

Les cordes de la guitare

Dont je jouais autrefois.

Et me voilà dans le brouillard.


Oui, derrière ce brouillard, il y a

Des montagnes de pourquoi.

Derrière mon trouble, il y a toi

Et toutes ces choses que je ne ressentirai pas.


Et enfin, une rencontre.

Nous jouons contre la montre.

Pour moi, rien n’a changé.

Je t’ai tellement rêvé et imaginé.

Mais je te sens déjà disparaître.

Cette étincelle, il faut la faire renaître.

Laisse-moi te rallumer.

Toi et moi, nous sommes connectés.


Derrière notre brouillard, il y a

Encore des questions et des pourquoi.

Derrière mon trouble, il y a toi et moi

Et toutes ces choses que nous ne ferons pas…


Ma vue et ma vie se troublent,

Les larmes devenues mon cœur

Désirent tellement le bonheur.

Mon eau devient si trouble.

Je crois que je vois double…

Ou c’est moi qui redouble.

Mirage, fantôme ou illusion,

Tu resteras ma plus belle fascination…

11/11/2025
Je distribue des cartons

Je distribue des cartons

Comme d’autres des bonbons

Je mets des limites

Là où d’autres prennent la fuite


Des cartons jaunes

On sort un peu de la zone

Zone de sécurité

Zone de fragilité


Je distribue des cartons

Je ne demande pas pardon

Petite on me donnait des images

Car j’étais toujours très sage


Des cartons orange

Ça devient un peu étrange

Mais le mystérieux

N’est jamais sérieux


Je distribue des cartons

Peut-être par provocation

Non je ne suis pas une image

Car je ne sais pas toujours sage


Des cartons rouges

On s’éloigne trop, ça bouge

Peut être ma couleur préférée

Car avec elle je peux me révéler


Je distribue des cartons

Comme on joue avec une poupée en chiffon

Je ne suis ni une image ni une poupée

Je suis une artiste solitaire et tourmentée


Des cartons noirs

Mon cœur ne fait pas le trottoir

Même si je marche seule le soir

Je ne suis pas sujette au désespoir


Je distribue des cartons

Je crois que tu connais la chanson

Je peux être flamme et glaçon

Liberté et rébellion


Je ne connais peut être pas les règles du jeu

Mais comme c’est drôle de s’amuser un peu

Et demain, je fermerais paisiblement les yeux

Mon corps sous terre et mon âme dans les cieux

08/11/2025
Le Coureur

Effort physique,

Tout est technique.

Contrôler sa respiration,

À gauche une intersection.

Ne penser à rien,

Se sentir bien,

Oublier sa vie,

Oublier l’ennui,

Ses sombres envies,

Tout ce qui est enfoui.

Un pas après l’autre,

À qui la faute ?

Le paysage défile

Pour ce coureur cinéphile.

Rythme cardiaque

Qui s’accélère

Pour cet insomniaque

Qui toujours espère

Ne croiser personne,

Car toujours tu frissonnes.

Odeur de sueur,

Quelques douleurs,

Pas de quoi avoir peur.

Tu es un coureur,

Alors tu cours,

Comme d’autres

Font l’amour.

Tu cherches un apôtre,

Tu t’épuises,

Tu résistes,

Tes pensées se réduisent,

Plus rien sur ta liste.

Le vent qui te pousse,

Une nouvelle secousse,

Encore quelques mètres,

Sortir de ton périmètre,

De ta zone de sécurité,

Faire à ta vie une infidélité,

À ta course une difficulté

Que tu n’avais imaginée,

Que tu voudrais repousser.

Alors stop, et demi-tour,

Encore et toujours,

Sans cesse tu cours

Sur le même parcours.

Tu te sens en vie

Et tu as envie

De tellement plus.

Peur d’un infarctus,

D’un cœur qui s’arrête.

Tu es un athlète,

Alors tu te surpasses,

Toujours tu te dépasses,

Et tu cours

Contre le temps

Et l’amour.

Ne pas s’arrêter

Un instant,

Même si c’est tentant

Beaucoup trop risqué.

08/11/2025
La Messagère

Depuis toute petite, je lis en vous,

J’étais silencieuse et j’analysais tout.

Il suffisait d’un geste, d’un mot,

Ou d’une attitude qui, en moi, fasse écho.


Je ressens vraiment tout,

Parfois, c’est à en devenir fou.

Je sens le bien comme le mal,

Je suis connectée à un autre canal.


Ce n’est pas toujours net,

J’ai parfois besoin de lunettes,

Pour faire disparaître le brouillard,

Mais je comprends en un seul regard.


Je vois les liens entre les gens,

Qu’ils soient morts ou vivants.

Je vois un possible futur,

Ou parfois, sur la vie, une rature.


Alors je parle et je parle,

Mais on ne veut pas m’écouter.

On préfère dans le noir avancer,

Et mes mots m’avalent et m’avalent.


Je suis seule et désemparée,

De n’être jamais écoutée,

Ni même jamais regardée.

Ai-je vraiment la vérité ?


Mes mots, pour vous, ne sont pas vrais, ne sont pas beaux,

Alors souvent je disparais quand, pour moi, c’en est trop.

Je ne peux, je le sais, à vous m’imposer,

Alors je ne cherche désormais que la paix.


Il m’est arrivé d’utiliser des mots sans en saisir la portée,

Et pour cela, j’ai été tant de fois détestée,

Car je répandais une triste et sombre vérité,

Mais je ne savais même pas que j’étais dans la véracité.


Peut-être que les mots ne suffisent pas,

Peut-être qu’ils font parfois trop de dégâts,

Peut-être que c’est moi qui, contre eux, me débats,

Peut-être que ma vie est d’être pour toujours un combat.


Alors non, je ne baisserai pas les bras,

Même quand je suis au plus bas.

Et si tu ne veux pas entendre parler de toi,

Alors, pour que tu acceptes, je parlerai de moi.


J’utiliserai des images, des phrases codées,

À toi, s’il le faut, j’accepterai de me dévoiler.

Je montrerai la part lumineuse et celle cachée,

Et je regrette si, parfois, par moi tu es effrayé.


Tu t’imagines que je suis venue des enfers,

Ce que je dis, tu n’en as que faire.

Le moindre mot que je prononce t’exaspère,

Mais n’oublie jamais que je suis la messagère.

02/11/2025
Pas comme moi

Ceux qui m’entourent n’ont pas la même intensité

Ceux qui m’entourent n’ont pas la même sensibilité

Ceux qui m’entourent n’ont pas la même vulnérabilité

Ceux qui m’entourent ne sont pas en quête de vérité


Une amie m’a dit que mon cerveau était un labyrinthe

Chercher, perdre et trouver souvent m’éreinte

Ma flamme, malgré tout cela, n’est pas éteinte

Mais je colore ma vie souvent en demi-teinte


Envie de vivre et de sauter à l’élastique

Mais dans ma tête j’entends des tac et des tic

Tic-tac de l’horloge qui s’accentue

Je cherche à voir, mais se trouble ma vue


Explosion dans mon cœur et dans ma tête

Demain, je remonte dans le train

Est-ce qu’on choisit son destin ?

J’aimerais sur ma vie reprendre la main…


Mais ils ne sont pas comme moi

Ils veulent tous devenir du royaume les rois

Ils désirent tout et son inverse

Et sont à la recherche de la moindre ivresse


Alors je reste là, sur le bas-côté

À les regarder, les observer

Je passe mon temps à les analyser

Leurs mots, leurs gestes, les disséquer


Non, en effet, ils ne sont pas comme moi

Ceux qui m’entourent et qui s’enferment dans une tour

Ceux qui me disent qu’un jour ce sera mon tour

Ils ne ressentent rien, non, ils ne sont pas comme moi

29/10/2025
Prendre une décision

J’ai du mal à dire oui,

J’ai du mal à dire non.

Je suis à une intersection,

Je ne sais prendre de décision.


Je déteste choisir,

Je ne sais qui élire.

Qui est mon préféré ?

Celui que je laisse de côté ?


Je ne sais pas ce que je veux,

Je ne sais pas si je veux.

Peut-être que c’est mieux

Si dans ma tête il pleut.


Je ne sais pas dire oui,

Je ne sais pas dire non.

Je suis faite de chiffon

Et d’envies bien enfouies.


Je dis qu’il faut que tu oses,

Mais jamais je ne propose.

Est-ce que la réponse je dispose ?

Ou parfois est-ce qu’elle m’indispose ?


Tu dois me maudire

D’être incapable de choisir.

Je sais ce que je ne veux pas…

Puis-je me contenter de cela ?


Me pousseras-tu à me décider ?

Me forceras-tu à sélectionner ?

Et si je ne suis pas prête…

Me feras-tu la tête ?


Je ne veux pas te dire non,

Je ne veux pas te dire oui.

Alors je disparais de ta vie,

Et toi… oublie mon nom.

29/10/2025
Le monde est fatigué

Le monde est fatigué 

Et moi je danse nus-pieds 

Dans mon joyeux salon 

Sous la lumière des néons 

Les gens sont tristes 

Mais je suis une artiste 

Ils passent de mauvaises soirées

Regrettent les longues nuits d’été

Moi je préfère l’automne 

On dirait que ça t’étonne 

Va donc enfin te coucher 

Et laisse-moi m’amuser 


Je vais rire toute la nuit 

Va t’en tu m’ennuies 

Je n’ai besoin de personne 

Dans ce délirium 

Entre violence et danse 

Décadence et impertinence 

Je vis comme j’en ai envie 

Qu’importe l’enfer ou le paradis 

Je ris devant une scène de crime 

Et toi comme toujours tu frimes 

Demain, j’irai à l’hôpital 

En somme, une journée banale 

L’univers est triste 

Et moi la marionnettiste 

Je joue avec les émotions 

Comme on invente des potions 

Minuit passé 

La folie s’est évaporée 

Que s’est il passé ? 

J’ai tout oublié. 

29/10/2025
Prendre une décision

J’ai du mal à dire oui,

J’ai du mal à dire non.

Je suis à une intersection,

Je ne sais prendre de décision.

Je déteste choisir,

Je ne sais qui élire.

Qui est mon préféré ?

Celui que je laisse de côté ?

Je ne sais pas ce que je veux,

Je ne sais pas si je veux.

Peut-être que c’est mieux

Si dans ma tête il pleut.

Je ne sais pas dire oui,

Je ne sais pas dire non.

Je suis faite de chiffon

Et d’envies bien enfouies.

Je dis qu’il faut que tu oses,

Mais jamais je ne propose.

Est-ce que la réponse je dispose ?

Ou parfois est-ce qu’elle m’indispose ?

Tu dois me maudire

D’être incapable de choisir.

Je sais ce que je ne veux pas…

Puis-je me contenter de cela ?

Me pousseras-tu à me décider ?

Me forceras-tu à sélectionner ?

Et si je ne suis pas prête…

Me feras-tu la tête ?

Je ne veux pas te dire non,

Je ne veux pas te dire oui.

Alors je disparais de ta vie,

Et toi… oublie mon nom.

29/10/2025
Une envie

Ça passe et ça trépasse 

Ça arrive d’un coup 

Et ça disparaît, hélas 

Est-ce que ça en valait le coup ? 

Ne pas y penser 

Sait-on jamais

Elle pourrait revenir 

Dans un proche avenir 

Juste un souffle 

Une secousse

Et tu souffres 

Et tu repousses 

Encore et encore

Tu te sens moins fort 

Tu vas craquer 

Tu le sens, tu le sais 

Tu veux pourtant résister 

Tu ne peux abdiquer 

Ce n’est rien de sérieux 

Tout ce que tu as est mieux 

Mais elle revient sans fin 

Dans ta tête du soir au matin 

Tu es obsédé par cette idée 

Paralysé par cette pensée 

Tu t’apprêtes à franchir la ligne 

Mais tu veux rester fort et digne 

Alors tu recules d’un pas 

Et cette voix qui te parle tout bas… 

S’en est trop pour toi 

Tu n’es ni un fou ni un roi 

Tu ne peux résister 

À cette douce pensée 

Un verre d’alcool fort 

De quoi réveiller un mort 

Prendre son courage à deux mains

Que feras tu finalement demain ? 

29/10/2025
Je ne suis pas belle

Qu’est-ce que la beauté ?

Un jour me suis-je demandé…

Une lumière qui attire l’œil

Mais aussi fragile qu’une feuille.

Ils sont attirés par elle,

Ne peuvent résister à son appel,

Mais elle n’est qu’illusion,

Le fruit de la tentation.

Ils veulent la toucher, la posséder,

Ils en deviennent alors obsédés.

Ils ne réfléchissent plus à rien,

Sont incapables de rebrousser chemin.

Elle représente un morceau d’éternité

Pour celui qui passera du temps à ses côtés.

Il finira par tout oublier

Et, comme les autres, s’égarer.

Il oubliera le charisme et le charme,

Mais se souviendra de ses larmes.

Lui, qui par elle, a été aveuglé,

Cherchant une lumière en pleine forêt.

Il boira doucement ses mots,

Même s’ils ne sont pas les plus beaux,

Et finira par s’empoisonner

Avec son poison amer et sucré.

Il ne saura plus ce qui est vrai,

S’enfermera dans ce qui est laid,

S’éloignera de la vérité

Pour se rapporter à la futilité.

Alors non, je ne suis pas belle,

Je ne veux avoir en moi aucune beauté.

Moi, qui ne fais que chercher la vérité,

Je ne peux me réduire à une jouvencelle.

Ne me flatte pas avec tes mots,

Je préfère la mélodie d’un piano.

Son chant à lui est bien plus beau,

Et ses mots ne sonnent pas faux.

Parle-moi de musique et de cinéma,

De littérature, de danse et de poésie.

Parle-moi des choses de la vie,

Mais ne me parle pas du sourire de Lisa

Car toi, tu ne vois que cela,

Mais les cicatrices, tu ne les vois pas.

Et ce que je cache et dissimule,

Tu le trouverais sûrement ridicule.

Alors non, je ne suis pas belle,

Mais je suis fidèle et rebelle.

Flatte seulement mon intelligence

Si tu veux, avec moi, partager une danse.

29/10/2025
Joue pas

Ne joue pas avec moi

Tu t’en brûlerais les doigts

Tu veux jouer aux boules ?

J’en ai plus que toi !

Je ne suis pas une poule

Qui picore sur un toit

Un jeu de rôle ?

Comme c’est drôle !

N’inverse pas les rôles… 

Je garde toujours le contrôle 

Je te mets en échec

Même dans les jeux de maths

Je serai toujours la Dame

Et toi, le simple pion.

Pour me battre, il faut de l’aplomb

Je joue sans aucun état d’âme.

Une balle au prisonnier ?

De la prison, j’ai les clés —

Je finis toujours par m’évader,

Pas la peine de m’attacher.

Jouer aux petits chevaux ?

Je préfère aller au casino.

Attention, rien ne va plus !

Tu as tout perdu.

Je t’avais dit de ne pas jouer,

Tu aurais dû m’écouter…

Comme à la bataille navale,

Tu as fini par couler,

Et là, tu n’as plus pied —

Mon coup était fatal.

J’espère que tu n’as pas mal…

On se retrouve en demi-finale ?

Tu n’en as pas assez de jouer ?

Dis-moi enfin la vérité.

28/10/2025
Colère

Je dis que je ne suis jamais en colère,

je ne peux pas, je suis une personne entière.

Il y a ce feu qui brûle en moi,

ce feu que tu ne devines même pas.

Je pourrais tuer quelqu’un de mes propres mains,

je n’ai pas peur qu’il n’y ait plus de demain.

Je suis en colère du soir au matin,

mais je crois que c’est mon destin.

Je suis en colère contre ma marraine, mon parrain,

je suis en colère contre ma mère, mes amis, mes copains.

Je suis en colère contre ceux qui se tiennent main dans la main,

et ceux qui ne pensent jamais à demain.

Je suis en colère contre les femmes,

qui, pour moi, n’ont pas d’âme,

et jamais aucun état d’âme —

elles sont comme les flammes de l’enfer.

Je suis en colère contre les hommes,

qui veulent tous conquérir Rome,

et croquer avec Ève dans la pomme.

Ils ne jurent que par l’opium.

Je suis en colère contre les gens

qui n’aiment pas ce qui est différent,

mais qui revendiquent le fait d’être différents.

Avec nous autres, ils sont toujours négligents.

Je suis en colère contre ma famille, contre mes amis, contre la vie.

Je suis en colère contre tout ce que je repousse et tout ce dont j’ai envie.

Je suis en colère contre toutes mes peurs, toute ma rancœur,

et je suis en colère contre tout… d’être en colère.

26/10/2025
Silence

Je ne rentre pas dans la danse,

Je me réduis au silence.

En moi, je porte ma potence,

Parfois je recule, parfois j’avance.

Silence.

Ça tourne ! J’entends crier,

Cette voix m’a réveillée.

Sourire sur mes lèvres pour tromper.

Silence.

Sous la lumière et dans la poussière,

J’avance.

Alors, silence.

Un peu de silence 

Je refuse une simple danse,

Car danser est dangereux.

C’est comme ça qu’on tombe amoureux,

Ne le sais-tu pas ? C’est une évidence.

Silence.

Action. Moteur.

Je commence à jouer,

Malgré mon cœur glacé.

Silence.

Je ne peux me concentrer,

J’ai besoin de m’évader.

Alors silence,

Juste silence.

Juste quelques pas de danse ?

On me demande d’accepter.

Puis-je vraiment le supporter ?

Quelques pas de danse, mais avec prudence.

Silence.

La musique commence,

Je ne connais pas cette danse.

Entre joie et souffrance…

Silence.

Je les vois tous sourire,

Ils ne me voient pas souffrir.

Silence.

Coupez !

Je dois arrêter de danser,

Mon cœur s’est emballé,

Mon corps a frissonné,

Ils n’en ont aucune idée.

Silence.

Comment pourrais-je aimer ?

Je me dois de refuser.

Je ne peux m’abandonner,

Même à un simple baiser.

Silence.

Les lumières s’éteignent,

Tout était artificiel.

Je regarde le ciel,

Du silence je m’imprègne.

Silence.

Pour toujours silence.

Et plus jamais de danse,

Juste du silence.

25/10/2025
Ma voix

Tu veux entendre ma voix,

Mais j’ai perdu ma voie.

Te parler serait ne plus me cacher,

Accepter serait me dévoiler.

J’ai perdu ma voie,

Mais tu ne le sais pas.

Tu veux des choses de moi,

Suis-je prête à cela ?

Je me cache derrière un masque,

J’ai appris la langue des signes,

Mais je n’en suis pas digne.

Si tu connaissais mes frasques…

Je ne peux ainsi me dévoiler,

Ni ma voix te la révéler.

Tu serais déçu, je le sais,

Et alors je disparaîtrais.

Tu aimerais entendre ma voix,

Mais dis-moi donc, pourquoi ?

Je suis loin d’être parfaite,

Je pourrais finir muette.

Pour fuir, c’est quelle voie ?

Puis-je m’échapper par les toits ?

Tu vois, ne compte pas sur moi,

Dans mes douleurs je me noie.

Je porte un nez rouge,

Mais j’ai peur que mon monde bouge.

Tu me prends pour une artiste,

Je ne suis que la standardiste.

Tu parles de m’effeuiller,

Tu veux connaître mes secrets.

N’approche pas, ou je saute —

Non, ce n’est pas ta faute.

Je ne donne pas ma voix,

Il y a longtemps que je me fourvoie.

Et je suis fatiguée

D’être seule et inanimée.

Je ne peux offrir que mes mots,

Car eux seuls sont beaux.

J’ai peur d’offrir ma voix,

Et qu’autrement tu me voies.

18/10/2025
Le sourire de Mona Lisa

Chaque jour je le colore en rouge,

Jamais il ne vous déplaît.

Chaque jour, jamais il ne bouge,

Jamais de lui je ne me défais.

Le sourire de Mona,

Celui dont on ne doute pas.

Le sourire de Lisa,

Celui que l’on n’oublie pas.

Chaque jour il se fait doux,

Jamais il ne semble crispé.

Chaque jour, il survit à tout,

Jamais il ne se force à jouer.

Le sourire de Mona,

Celui dont on ne se méfie pas.

Le sourire de Lisa,

Celui que l’on ne repousse pas.

Chaque jour, il se faisait tendre,

Jamais il ne décevait.

Chaque jour, l’armure il pouvait fendre,

Jamais on ne le rejetait.

Le sourire de Mona,

Celui dont on apprenait parfois.

Le sourire de Lisa,

Celui que l’on étudiait parfois.

Chaque jour, il se faisait aimer,

Jamais il ne révélait son secret.

Chaque jour, les autres il réchauffait,

Jamais à un autre on ne le préférait.

Le sourire de Mona,

Celui dont on tombait amoureux.

Le sourire de Lisa,

Celui que l’on offrait les jours pluvieux.

Mais ce rictus de mon visage a disparu,

Il refuse que je le maintienne tendu.

Je crois que dans mes pensées il s’est perdu,

L’autre jour pourtant, de loin, je l’ai aperçu.

Le sourire de Mona,

Celui qui me manque toutefois.

Le sourire de Lisa,

Celui qui s’est endormi, je crois.

Reviendra-t-il me dire bonjour ?

Acceptera-t-il de faire ne serait-ce qu’un petit tour ?

Acceptera-t-il de vivre, même sans retour ?

Reviendra-t-il, cette fois pour toujours ?

Le sourire de Mona Lisa,

Un sourire de retenue et de passion.

Le sourire de Mona Lisa,

Un sourire de sagesse et d’interrogation.

07/10/2025
Si seulement j’étais…

J’ai souvent été la cible, 

J’ai souvent été la proie

Pas celle qui dans un crachat se noie

Pas celle qui déteste être invisible 

J’ai souvent été l’ombre

J’ai souvent été la lumière 

Mais tu n’en avais que faire 

Que je vive ou non dans la pénombre 

J’ai souvent été la pluie

J’ai souvent été la neige

Pas celle qui se perd en pleine nuit

Pas celle qui se laisse prendre au piège 

J’ai souvent été l’orage 

J’ai souvent été le ciel bleu 

Mais tu ne voyais pas ma rage 

Tu ne regardais que le scandaleux 

J’ai souvent été la solitaire

J’ai souvent été solaire

Jamais celle qui était populaire

Jamais celle qui désirait plaire

J’ai souvent été l’amie

J’ai souvent été l’ennemie 

Mais tu ne fais plus partie de ma vie

Et moi j’écris encore des poésies

Si seulement j’avais été une autre

Moins sensible et moins droite

Si seulement j’avais commis la faute

D’accepter que toi aussi tu m’exploites. 

04/10/2025
Dans mon placard

J’ai plusieurs cadavres dans mon placard

Chacun à sa propre et sale histoire 

J’ai peur qu’ils sortent le soir dans le noir

Sous mon matelas j’y ai caché un poignard 

Mais je t’assure que je dors bien la nuit 

Dans mes rêves j’oublie alors tous mes ennuis 

Mais j’ai une question à te poser ?

Ou peut-être même une faveur à te demander 

Il est trois heure du matin 

Ton téléphone sonne, 

Tu ne fais pas le malin 

Mon nom s’affiche, tu frissonnes 

Est-ce qu’alors tu soupçonnes ?

Est-ce qu’alors tu devines ?

Que moi l’orpheline 

Je n’ai plus assez de doigts

Pour compter mes cadavres 

J’ai vraiment besoin de toi 

Dans cette fuite macabre

Mais dis-moi, seras-tu là ? 

Si demain, ton téléphone sonne 

Seras-tu cette personne ? 

J’ai plusieurs cadavres dans mon placard 

Mais je ne fais jamais un seul cauchemar 

Car ils me tiennent compagnie 

Alors que tous les autres sont partis 

Eux ne se sont jamais vraiment enfuis 

Peut-être sont-ils mes seuls véritables amis 

Mais j’ai une question à te poser ?

Ou peut-être même une faveur à te demander 

II est cinq heures du matin 

Sonne alors ton interphone 

Tu ne fais pas le malin 

Tu entends ma voix qui résonne 

Est-ce qu’alors tu soupçonnes ?

Est-ce qu’alors tu devines ? 

Que moi la jolie figurine

J’ai besoin qu’on nettoie 

Les traces de mon crime 

J’ai vraiment besoin de toi 

Pour devenir anonyme 

Mais, dis-moi, seras-tu celui-là ? 

Si demain sonne ton interphone 

Seras-tu cette personne ? 

J’ai plusieurs cadavres dans mon placard 

Chaque jour, un peu, ils m’accaparent 

Mais je leur dit toujours « oui »

Car grâce à eux je suis en vie

Dans une sombre tour ou un purgatoire 

Je sais que je n’ai aucune échappatoire

Mais j’ai une question à te poser ?

Ou peut-être même une faveur à te demander ! 

Il est pile minuit 

En plein insomnie 

Je frappe à ta porte 

Non, je ne suis pas morte 

Est-ce qu’alors tu soupçonnes ?

Est-ce qu’alors tu devines ?

Que moi la femme mutine 

J’ai besoin qu’on me cache 

Mettre au point une combine 

J’ai vraiment besoin de toi 

Pas d’une personne lâche

Mais, dis-moi seras-tu celle là ? 

Si je frappe à ta porte ? 

Feras-tu la morte ? 

22/09/2025
La fleur et l’ouragan

Je n’étais qu’une simple fleur

Qui dans tes bras se meurt,

Toi, le terrible et vieil ouragan,

Qui me blessait de temps en temps.


Je voulais être tienne

Jusqu’à ce que la mort ne vienne,

Mais tu ne m’as apporté que peine,

Moi qui ne voulais que du miel.


Tu voulais être mien,

Mais j’ai coupé tous nos liens.

Plus rien de toi ne me retient,

Et je me dis que c’est aussi bien.


Toi, le terrible et vieil ouragan,

Qui par son souffle était violent,

Tu m’apportais bien des tourments,

Provoquant en moi des tremblements.


Je ne suis plus tienne,

De ta vie je ne suis plus la gardienne.

N’attends pas que je revienne :

Cette vie est désormais la mienne.


Tu ne seras jamais mien,

Ce choix fut bien cornélien.

À toi rien ne me retient,

Mais partir fut mon destin.


L’ouragan vit sa vie dans le vent,

Son destin est éprouvant,

Aussi pesant qu’un éléphant,

Rien pour lui n’est suffisant.


La fleur, délicate et douce,

A peur qu’on ne la repousse.

Elle est prête à tout pour être aimée

Et se laisse parfois enchaîner.

21/08/2025
Si tu aimes…

Si tu aimes les balades sous la pluie,

Et les romans qu’on lit à l’infini,

Si tu aimes la lumière de l’automne 

Et les vieilles chansons qu’on fredonne 

Si tu aimes l’odeur de la forêt  

Et les vieux coffret à jouet 

Alors je crois que nous devrions nous rencontrer 

Peut-être qu’on pourrait bien s’amuser 

Je te donne rendez-vous 

Dans un lieu rien que pour nous 

Si tu aimes le thé à la menthe 

Et que tu trouves la brume charmante 

Si tu aimes les vieux objets 

Et que tu sais garder un secret 

Si tu aimes les animaux 

Et jouer aux petits chevaux 

Alors je crois que nous sommes faits pour nous aimer 

Peut-être qu’on pourrait, un bout de chemin,  partager 

Je te laisse mon adresse 

Retiens la avant qu’elle ne disparaisse 

Si tu aimes vivre la nuit 

Et manger des tas de biscuits

Si tu aimes écouter des vinyles

Et que tu rêves aussi de Sicile 

Si tu aimes les baisers sous la neige 

Et que tu crois étrangement aux sortilèges 

Alors c’est que nous nous sommes aimés 

Et que ma mémoire se mélange à la réalité 

Je te laisse vivre dans mes rêves 

Car là seulement mon cœur fait une trêve 

25/07/2025
En rampant

Je n’ai qu’un cœur un peu trop grand

Et des histoires pour les enfants

Mais est-ce bien suffisant ? 

Oui, est-ce suffisant ? 

J’ai dans la tête des fleurs au printemps 

Et dans mon cœur un véritable volcan 

Mais rien de cela n’est important 

Non, rien n’est important 

J’ai des envies d’ailleurs et de plus grand 

Mais ce n’est vraiment pas évident 

Pour moi qui fais semblant 

Oui, moi qui fais semblant 

J’ai en moi cette solitude, ce sentiment réconfortant 

Qui pour les autres est, je crois, intimidant 

Je sais que personne ne m’attend 

Non, personne ne m’attend 

J’ai sur ma peau, de ma vie, des fragments 

D’heureux ou dramatiques moments 

Qui sont persistants 

Oui, persistants 

Il y a dans le regard des autres un monde inexistant 

Et dans leurs mots, jamais rien d’exaltant

Ils n’ont plus rien d’envoûtant

Non, rien d’envoûtant

J’ai dans la voix des silences géants 

Que personne ne perçoit cependant 

Je sais que je fuis en dedans 

Oui, là, en dedans 

Et si je disparais tout doucement 

Comme une ombre qui fuit en flottant 

Viendras-tu me chercher en rampant ? 

Oui, dans cet autre monde, en rampant….

30/05/2025
Changer d’avis 

Tu m’as fait changer d’avis 

Et tu m’as fait changer de vie 

Mais que reste-il de cela ? 

Toi qui ne veux plus de moi ? 

Nos regards se sont croisés

Mon cœur s’est accéléré 

Moi qui ne voulais plus aimer 

Tu m’as fait tout oublier 

Tu étais tout ce que je voulais 

Au premier instant je t’ai désirée 

« Moi aussi » tu me disais 

Mais tu as fui, tu t’es éloignée 

L’un pour l’autre nous étions faits 

Du moins c’est ce que je pensais 

De mal, qu’ai-je dit ou fait ? 

Si seulement à ma question tu répondais 

Des instants à deux je me souviendrai

D’une histoire qui trop bien commençait 

De ton regard qui me transperçait 

Mais ton mystique visage je l’effacerai

C’était trop beau pour être vrai 

Tu m’as, je crois, envoûté 

C’était trop fort pour durer

J’aurai, je pense, des regrets 

De ne pas avoir ta peau plus caressée 

De ne pas avoir tes cheveux plus respirés

De ne pas avoir ta bouche trop embrassée 

De ne pas avoir eu ton corps tout entier 

Alors je retourne à ma solitude 

Toi il me semble à tes incertitudes 

Je vais retrouver mes habitudes 

Je ne changerai plus d’attitude 

Je ne retiendrai ni ton visage ni ton nom

Je me souviendrai seulement de ton « non »

Toi qui m’as fait changer d’avis 

Et avec qui je voyais changer ma vie 

11/04/2025
Me tuer

Ils veulent me tuer car je t’ai aimé 

Mais ils ne peuvent me contrôler 

Malgré ton absence à mes côtés 

Car désormais je suis une révoltée 

Ils ont voulu m’empoisonner 

En m’invitant à dîner 

Dans un restau’ lumière tamisée 

Même si j’étais affamée 

Mon assiette J’l’ai regardée

J’ai pas voulu y toucher 

Moi j’avais rien commandé 

J’ai senti l’piège se r’fermer 

Alors j’ai pris mes jambes à mes pieds 

Ils veulent me tuer car tu m’as aimé 

Mais ils ne peuvent pas effacer 

Ces instants précieux partagés 

Et notre amour qui ne mourra jamais 

Ils m’ont envoyé des corbeaux 

Pas comme dans l’poeme d’Allan Poe 

C’était flippant ces oiseaux 

Comme dans Hitchcock c’est pas d’pot

Ils rêvaient d’avoir ma peau 

Malgré dans ma poche ton couteau 

J’avais peur c’était pas rigolo 

J’me sentais mal dans ma peau 

Envie d’prendre le large sur un bateau 

Mais j’n’ai trouvé qu’un radeau 

Ils veulent me tuer car on s’est aimés 

Mais ils n’y arriveront jamais 

Car tu continues de me protéger 

Même si désormais tu es de l’autre côté 

07/04/2025
Il me reste mon chien

Quand tout le monde a déserté,  

Que je n’ai plus personne à qui parler,  

Qu’il ne me reste aucun copain,  

Il me reste mon chien.  


Quand j’ai passé une mauvaise journée,  

Que j’aimerais à quelqu’un me confier,  

Mais que personne ne veut écouter,  

Il me reste mon chien.  


Quand chez moi je veux rester enfermée,  

Sans envie de sortir ou de me promener,  

Mais qu’il faut bien aller le balader,  

Il me reste mon chien.  


Quand j’aimerais un repas partager,  

Mais que je suis seule, désespérée,  

Trop fière pour inviter,  

Il me reste mon chien.  


Quand je suis énervée d’avoir échoué,  

De ne pas avoir osé, de ne pas avoir essayé,  

Quand je m’en veux de n’avoir rien tenté,  

Il me reste mon chien.  


Quand je sens que je ne vais pas bien,  

Que j’aurais besoin qu’on me tienne la main,  

Mais que je fais tout pour qu’on ne voit rien

Il me reste mon chien.  


Quand je suis en manque,  

Que mon rythme cardiaque s’emballe,  

Que mes pensées deviennent bancales,  

Il me reste mon chien.  


Quand j’ai envie de craquer,  

Que je ne peux retenir, mes larmes verser,  

Lui seul parvient à les sécher

Heureusement,  

Il me reste mon chien.

06/04/2025
Oublie-moi

Oublie mon nom, mon visage et ma voix,
Ne garde aucun souvenir de moi.
J’aurais aimé partager avec toi,
Mais je n’ai ni le courage ni la foi.

Oublie-moi,
Oublie qui je suis,
Oublie ce qu’on s’est dit,
Oublie-moi.

Ne garde rien de moi, pense d’abord à toi.
Ne te retourne pas, tu dois poursuivre ta voie.
Moi, je garderai ces instants de joie, je penserai à toi quelquefois…
Des instants, tu vois, rien que ça.

Oublie-moi,
Oublie, c’est la vie.
Oublie comme je dis,
Oublie-moi.

Laisse passer les jours, les semaines et les mois,
Tu verras, le temps s’enfuira tel un hors-la-loi.
Je ne veux pas paraître rabat-joie,
Mais tu m’oublieras avant d’avoir compté tes dix doigts.

Oublie-moi,
Toi qui m’as donné de la joie,
Toi qui as réveillé ma foi,
Oublie-moi… ou peut-être pas !

23/03/2025
Ne t'accroche pas à moi

Ne m’offre pas ton amour,
Tu n’auras rien en retour.
Ne me dis pas "pour toujours",
Je ne crois pas à ces discours
Qui ne durent qu’un simple jour,
Laissant l’espoir d’un impossible amour…

Dans ma tête, il y a un carrefour :
Je vais partir, je suis un troubadour.
Dans ma tête résonnent des tambours :
Je vais partir, c’est le grand jour.

Je ne ferai aucun détour
Pour entendre ta voix de velours
Me dire que tu attendras mon retour.
Je ne pars pas pour un simple séjour,
Ne cherche pas à me porter secours,
Ou à faire acte de bravoure auprès de moi.

Dans ma tête, je suis à ce carrefour :
Moi, le solitaire troubadour.
Dans ma tête, j’entends les tambours :
Je ne ferai jamais demi-tour…

Ne t’accroche pas à moi,
Je ne reviendrai pas.
Tu n’étais qu’une étape sur mon chemin,
Moi, je dois poursuivre mon destin.
Garde pour quelqu’un ton amour
Qui saura aimer ta voix de velours.
De moi, tu n’as eu que mes contours :
Mon cœur, à ta voix, est resté sourd.

Dans ma tête, derrière moi est le carrefour :
Je reste cet inconnu, ce troubadour.
Dans ma tête, silence les tambours…
Laissez-moi enfin parler d’amour.

21/02/2025
T'écrire

Parfois, j’aimerais t’écrire,
Parce que j’ai des choses à te dire.
Je sais que toi, tu me comprends,
Je sais que jamais tu ne me mens.

Je ne peux rien te cacher,
Tu lis dans mes pensées.
Et toi seul me fais rire
Quand, avec les autres, je soupire.

Je me sens proche de toi,
Je crois qu’en toi j’ai la foi.
Je ne sais même pas pourquoi,
Mais je pense à toi parfois.

Les autres sont ennuyeux,
Alors que tu es lumineux.
Parfois, je me sens déstabilisée
Par tes mots et ta sensibilité.

Quand je parle, je me sens écoutée,
Quand j’ai peur, je me sens rassurée.
Je me sens à toi connectée,
Tout est simple, sans difficulté.

Nous regardons dans une même direction,
Nous avons, je crois, les mêmes convictions.
Crois‑tu qu’il y ait une connexion,
Ou est-ce une simple interaction ?

Tu as le pouvoir de pardonner,
Moi qui ne peux parfois l’envisager.
Nous aimons les mêmes choses,
Alors avec toi, parfois, j’ose.

J’aimerais parfois t’écrire,
Te parler sans trop réfléchir,
Mais je ne peux oublier
La sombre réalité.

31/10/2025
Je me suis perdue

Je me suis perdue sur la route,

Peut-être que j’avais trop de doutes.

Je me suis perdue dans la forêt de l’horreur,

Mais pas une seule fois je n’ai eu peur.


J’ai sursauté, j’ai crié, mais comme j’ai aimé

Être au milieu de la forêt et me sentir vibrer.

Je n’ai rien contrôlé et j’ai tout oublié,

Et, comme après, je me suis sentie soulagée.


Être au milieu des clowns et des monstres de la nuit,

C’est là que je me suis sentie réellement en vie.

Au milieu de la peur, de la mort et des cris,

J’étais prête à croquer dans le fruit interdit.


Là-bas, je m’y suis sentie chez moi,

Je n’ai nullement besoin d’un roi.

J’étais dans mon élément,

Nul besoin de fleurs ni de diamants.


Je sais que, dans ce film d’horreur,

Je serai toujours la survivante.

Je ne peux avoir le rôle de figurante,

Je sais comment sauver mon honneur.


Je me suis peut-être perdue sur cette route,

Mais je n’ai plus aucun doute.

Je me suis peut-être perdue dans cette forêt,

Mais c’est ainsi que je me suis retrouvée.

20/11/2024
Un grand frère

Tu serais né bien avant moi,
D’une mère que je ne connais pas,
Mais du même père que moi.
Tu aurais grandi à quelques pas.
Mon père n’aurait pas su,
Je ne lui en aurais pas voulu,
Peut-être que toi non plus.
Et puis un jour, tu serais venu.

Oh, pas trop vite,
Non, pas tout de suite,
Laisse-moi imaginer la scène
De cette rencontre incertaine.

Tu aurais déboulé dans nos vies,
Quelques temps après que ma mère soit partie.
Au début, je me serais méfiée,
Je crois bien que je t’aurais même détesté.
J’aurais eu peur que tu me voles mon père,
Moi qui venais de perdre alors ma mère.
Tu aurais su me toucher par ton côté désintéressé,
Tu aurais su me laisser parler,
Tu aurais aimé m’écouter.
Toi, ce frère que je n’ai pas désiré,
Je t’aurais pourtant aimé.

Oh, pas si vite,
Non, pas tout de suite,
Reste encore un peu,
J’ai tant besoin de nous deux.

Tu aurais été celui qui nous aurait sauvé,
Une nouvelle personne à aimer.
Tu m’aurais tout de suite adorée,
Tu aurais dit que j’étais différente et posée.
Tu aurais été solitaire et cultivé,
Tu m’aurais emmenée au ciné,
Tu m’aurais à tes proches présentée
Comme ta petite sœur adorée.
Nous aurions ensemble voyagé,
Jusqu’au jour où j’aurais quitté le lycée.

Oh, attends un peu,
Juste un petit peu,
Reste à mes côtés,
Toi que j’ai imaginé.

Tu m’aurais vu devenir femme et aimer,
À la lumière du jour enfin me révéler.
Tu aurais été celui qui a tempéré
La colère de notre père, tu aurais apaisée.
Par la différence d’âge, il aurait été déstabilisé,
Sans oublier cette histoire d’amitié.
Auprès de toi, j’aurais pu me confier,
Car jamais tu n’aurais un de mes secrets révélé.
Et tout se serait bien terminé,
Tu te serais alors, je sais, un peu effacé
Devant cet amour que tous disaient parfait.

Oh, reste encore un peu,
Rien qu’un tout petit peu,
Je vais m’effondrer,
J’ai besoin d’une épaule pour pleurer.

Et tout serait parti en fumée.
De lui, j’aurais été séparée,
La maladie l’aurait emporté,
Mon père se serait écroulé…
…Je n’ai eu personne sur qui me reposer.
J’ai dû être forte et tout affronter,
Il m’était impossible de me laisser aller.

Oh, mon grand frère, si tu savais
Qu’à cause de ton absence,
Car jamais il n’y eut ta naissance,
N’ayant jamais eu de grand frère,
Je suis devenue mon propre grand frère…

Oh, si tu avais été,
Oui, si tu avais existé,
Mais tu n’es que fumée,
Toi, ce frère que j’ai seulement imaginé.

29/05/2024
Sabotage

Défier les Dieux, crier au sabotage,
Quand on a l’impression de faire naufrage,
En vouloir à la terre entière
Et se sentir si peu fier.
Vouloir être le plus fort,
Même quand on se sent mort,
Se méfier de chaque silence,
Hésiter à entrer dans la danse.

Qu’ont-ils dans ton dos comploté ?
Continue de chaque détail analyser,
Tu finiras bien par trouver
Qui s’amuse à te torturer.
Tu as des doutes sur ton voisin,
Ah, et qui sera le prochain ?
L’autre qui se prend pour un saint,
Vas-tu douter ainsi jusqu’à la fin ?

Tu entends derrière toi chuchoter :
Étais-ce à ton sujet ?
Devrais-tu les ignorer ?
Et si tout ceci était calculé ?
Pourras-tu un jour enfin te reposer…
Et dans ton sommeil, tu n’es pas rassuré.
Pourraient-ils venir t’assassiner ?
Tu ne voudrais même pas parier…

Et s’ils en faisaient exprès
De sans cesse te blesser ?
Et si tout t’était adressé,
Arriverais‑tu à avancer ?
Mais tu parles trop,
Pèses chacun de tes mots.
Tu trouveras le repos,
Un jour, il fera enfin beau.

Croire au Destin qui nous a sabotés,
Et de tous, au fond, se méfier,
Ne croire aucun des mots prononcés,
Voir au loin les belles paroles s’envoler,
Et sur ton dos, continuer de tout porter.
Est-ce qu’un jour tout cela va cesser ?
Tu devrais arrêter d’espérer,
Tu sais pourtant que cela ne fait que commencer.

04/11/2023
Un mal pour un mieux

Je préfère que tu m’aies abandonnée,
Car j’aurais été incapable de te quitter.
Je ne suis pas de celles qui laissent tomber,
Je n’ai jamais pu, dans ma vie, renoncer.

C’est peut-être un mal pour un mieux
Que nous ne soyons plus que des inconnus.
C’est sûrement un mal pour un mieux
Qu’on se soit finalement perdus de vue.

Je déteste ceux qui baissent les bras,
Je n’abandonne jamais le combat.
Partir, non, je ne pourrais pas,
Même si contre moi il y a coup d’État.

C’est peut-être un mal pour un mieux
Qu’il n’y ait plus de nous « deux ».
C’est sûrement un mal pour un mieux
Que nos échanges restent silencieux.

Peu importe tes mots, je résiste,
J’ai tellement peur d’être abandonnée.
Peu importe tes actes, je persiste,
Je déteste si fort l’idée d’être rejetée.

C’est peut-être un mal pour un mieux,
Car plus je te donnais, moins je recevais.
C’est sûrement un mal pour un mieux,
Car aujourd’hui je sais que tu m’utilisais.

Et puis un jour, tu as franchi cette ligne,
Et moi je ne me suis plus sentie digne.
Il me semble que c’est toi qui es parti,
Mais dans ma tête, je me suis dit : c’est fini.

C’est peut-être un mal pour un mieux
Que tu te sois éloigné de moi.
C’est sûrement un mal pour un mieux,
Ma vie est mieux désormais sans toi.

Je n’ai plus à te suivre dans toutes tes idées,
Je n’ai plus à toujours, sans réfléchir, acquiescer.
Je n’ai plus à réserver mes week-ends et jours fériés,
Je n’ai plus à agir comme toi, tu l’avais décrété.

C’est peut-être un mal pour un mieux
Que nos chemins se soient séparés.
C’est sûrement un mal pour un mieux
Que nous n’allions plus dans les mêmes soirées.

Je n’ai pas à renier qui je suis pour me faire aimer,
Je n’ai pas à avoir peur d’être abandonnée,
Je n’ai pas à avoir peur de me faire rejeter,
Car des personnes m’acceptent de la tête aux pieds !

C’est peut-être un mal pour un mieux,
Tu vis dans ton monde et moi dans le mien.
C’est sûrement un mal pour un mieux,
Que désormais nous ne partagions plus rien.

04/11/2023
La tempête

Tu es parti avec la tempête,
Mais je n’étais pas prête.
Le vent a tout emporté,
Personne n’a pu me réconforter.
Les arbres ont été déracinés,
Tout ce que je connaissais
S’est alors soudain évaporé.
Pluie et larmes se sont mélangées.

Je ne pensais pas que tu me quitterais,
Mais c’est pourtant ce que tu as fait.
Je me souviens du bruit de la porte,
Je me souviens des feuilles mortes.
La mer n’était pas calme
Quand j’ai rendu les armes.

Tu es monté dans ta voiture
Comme un chevalier sur sa monture.
Le vent était tellement violent,
Tout cela me semblait délirant,
Comme dans les films en noir et blanc
Où le tueur part en sifflant tranquillement
Et la femme pleure en tremblant.

C’était la tempête dans ma tête
Le jour où tu es monté dans ta Corvette.
Il y a trois jours, le vent est passé par là,
Et dans ma tête, j’entendais ta voix.
Le jour où tu as tourné les pas,
Le jour où tu t’es éloigné de moi,
C’était la tempête dans ma tête.

Tu es parti aussi vite qu’une comète,
Emportant les souvenirs du passé,
Emportant notre amour consumé.
Mon cœur n’est plus à la fête,
Je ne pousse plus la chansonnette.
Notre idylle était peut-être imparfaite,
Mais tu l’as laissée partir dans la tempête.

14/10/2023
Maman

J’aimerais un jour qu’un enfant m’appelle « Maman »

J’aimerais un jour pouvoir donner tout cet amour que j’ai

car dans mes rêves les plus fous je l’ai imaginé

Ce petit être qui bousculera ma vie tel un ouragan


J’aimerais un jour pour un enfant être une maman

J’ai tellement peur de ne pas être à la hauteur

Pour ce petit être qui remplira alors tout mon cœur

Qui aujourd’hui cogne dans ma poitrine bruyamment


J’aimerais bien un jour devenir Mère

Et pouvoir transmettre ce que j’ai appris sur terre

Et pouvoir l’emmener tous les ans à la mer

J’aimerais tellement être une bonne Mère


J’aimerais vraiment être une bonne maman

Être celle qui comprend les pleurs de son enfant

Être celle qui saura le rassurer quand il sera grand

Mais je sais que je m’inquièterai constamment


Si seulement j’étais certaine d’être une bonne Mère

Être certaine que je ne serai pas comme la mienne

Être certaine que pour moi il n’aura pas de Haine

Car je ne supporterai pas que par ma faute il ressente de la peine…


Je ne sais pas ce qu’est une bonne maman

Car la mienne ne m’a pas fait passer avant

Elle a préféré partir en m’abandonnant

Ma mère n’était pas une bonne Maman


Alors pour toi, mon futur adorable petit enfant

J’ai peur d’agir maladroitement

Mais sache que jamais je ne pourrai t’abandonner

Car je t’aime avant même que tu ne sois né

29/07/2023
Toi l'élève

Toi, l’élève, qui t’en vas,
Sache que je ne t’oublie pas.
Tu vas grandir et devenir,
Tu vas partir et découvrir.

Je n’oublierai pas ton visage,
Que tu aies été, ou non, sage.
Je me souviendrai de ton regard
Quand tu étais dans le brouillard.

J’espère t’avoir un peu aidé,
J’espère t’avoir peut-être guidé.
Du chemin, tu vas en parcourir,
Je me rappellerai de ton sourire.

Parfois, tu devais me maudire
Quand je te faisais réfléchir.
J’espère ne pas t’avoir ennuyé,
J’espère que ta voie tu as trouvée.

Pour moi, tu sais, tu as compté,
Et j’ai aussi appris à tes côtés.
Reviens me voir si tu veux,
Ça me rendra toujours heureux.

Toi, l’élève que je n’oublie pas,
Toi, l’élève qui s’en va…

24/07/2023
Cet ami

Je ne veux pas qu’il me trouve belle
Ni même qu’il me prenne pour une jouvencelle.
Je ne veux pas qu’il ait honte d’être avec moi
Ni même qu’il partage ce en quoi je crois.

J’aimerais simplement qu’il m’accepte
Sans me forcer à faire partie d’une secte.
J’aimerais qu’en pleine nuit il m’appelle,
Juste comme ça, pour prendre des nouvelles.

Je veux juste pouvoir me confier, lui parler
Sans sentir sur moi un regard amusé.
Je veux juste vivre, rire et vibrer
Sans me sentir, par lui, opprimée.

J’aimerais pouvoir, n’importe quand, l’appeler
Et savoir que je ne vais pas l’ennuyer.
Je veux juste, avec lui, me sentir respectée
Et poussée à avancer, ne jamais renoncer.

J’aimerais qu’il me montre que j’ai tort
De penser qu’il n’existera jamais.
J’aimerais ressentir des remords
D’avoir cru que de tous je dois me méfier.

S’il pouvait m’accompagner là où j’ai peur d’aller,
S’il pouvait avec moi marcher sans même parler,
Je ne chercherais pas à le faire changer,
J’essaierais juste, au mieux, de l’aider.

Je ne voudrais pas tout cela gâcher
Avec des mots trop vite prononcés.
Je ne voudrais pas qu’il prenne peur
Et que tout cela, à jamais, s’évapore.

Cet ami qui ne viendra pas,
Cet ami qui n’est qu’illusion,
Cet ami qui ne serait pas déception,
Cet ami qui, je le sais, n’existe pas.